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Le Major Martin
Les Augustins (ancienne entrée)

Inauguration de La Martinière Filles
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Monument et bâtiment La Centrale
Deux classes de La Martinière
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CLAUDE MARTIN - (Lyon 1735
- Lücknow 1800)
Les lyonnais ont célébré en 2000 un anniversaire particulier, celui
de Claude Martin. Savez-vous qui es cette personnalité, à qui trois lycées
lyonnais, quatre lycées indiens (deux à Lücknow et deux à Calcutta) doivent
leur nom de Martinière ?
Né à Lyon en 1735 dans le quartier des Terreaux, d’une famille de tonnelier,
Claude MARTIN s’engage à 16 ans dans les troupes de la Compagnie Française
des Indes Orientales. Il rejoint Pondichéry comme simple soldat. A cette
époque, les Indes voient s’affronter troupes anglaises et françaises,
tant à propos de négoce (épices, tissus, indigo, pierres précieuses),
que pour une immixtion politique dans la mosaïque des états qui composent
cette fraction de continent.
Le siège de Pondichéry se termine en 1761 par la défaite des Français.
Le traité de Paris en 1763 met fin à la présence de la France et la Compagnie
Française des Indes fera faillite trois ans plus tard.
On trouve trace de Claude MARTIN, surnommé MARTIN LYON, en 1761 sur
un bateau anglais en route pour Fort William, le futur Calcutta.
En 1764, il est lieutenant dans les troupes anglaises et rattaché aux
services topographiques. Le musée de Calcutta possède son relevé des plans
du fort de Dellamcotah au Bouthan établi en 1772. En 1773, c’est dans
l’Awadh, un état de l’Inde du Nord, qu’il fait ses relevés. Il s’installe
à Lücknow, sa capitale, et ne la quittera plus.
Conseiller financier et politique tant des anglais que des nababs, industriel
- il construit et dirige un arsenal, améliore l’industrie de l’indigo
_ commerçant, banquier, promoteur immobilier, ami de Benoît de Boigne
le Chambérien, ce soldat termine sa carrière avec le grade de Major Général,
à la tête d’une immense fortune. Lorsqu’il meurt le 13 septembre 1800,
il se fait enterrer dans son palais « Constantia ». Celui-ci existe toujours
et abrite un collège privé indien, la Martinière de Garçons.
Son testament, minutieusement rédigé, multiplie les donations caritatives
aux pauvres de toutes religions à Lücknow, Calcutta, Chandernagor. La
paragraphe relatif à sa ville natale de Lyon, précise la somme, considérable,
déposée dans les fonds de la Ville, à charge pour les Académiciens « d’établir
une école pour instruire un certain nombre de garçons et filles ».
L’institution doit avoir, comme celle de Lücknow le nom de « la Martinière
».
L’ouverture de cette école en 1827 dans les locaux du Palais St-Pierre,
puis son installation en 1833 dans l’ancien couvent des Augustins, dans
ce qui deviendra le quartier de la Martinière, est due à un autre lyonnais
remarquable, Charles Henri TABAREAU. Ce polytechnicien crée une école
technique aux programmes et aux méthodes pédagogiques tout à fait novateurs.
Tout le long du 19ème siècle, il en sortira des cadres moyens du commerce
et de l’industrie, alors en plein essor. C’est A. FALLIERES, Président
de la République, qui inaugure les locaux de la Martinière des filles
le 19 mai 1907, au coin de la rue Terme. Des délégations, russe, allemande,
portugaise, belge, japonaise… viennent visite cet établissement prestigieux,
devenu lycée par la suite, sous la Municipalité d’Edouard HERRIOT.
Il y a actuellement trois lycées lyonnais la Martinière : Les Terreaux,
la Duchère et Monplaisir.
En collaboration avec l’Association des Anciens Elèves de la Martinière
et de la Fondation Claude MARTIN, avec le soutien de la Mairie de Lyon,
de la Région Rhône-Alpes et du Rectorat de l’Académie de Lyon, ils ont
choisi le dernier trimestre de l’année 2000 pour commémorer le souvenir
de Claude MARTIN, lyonnais hors du commun, et son passé indien, pour rappeler
que la Martinière a été un modèle pour les formations technologiques.
Les descendants de Claude MARTIN, se sont associés à cette célébration.
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